‹ Poésies de MillevoyeChapitre 23 sur 119 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Et chemine aussi lentement Que ton ami quand il te quitte.

Sachons un moment contenir Ce feu d'amour qui nous dévore :

Un moment , un moment encore , Et l'imposture va finir.

Les baisers de la jeune Aurore Ont vieilli l'amant qu'elle adore, Et les miens vont te rajeunir.

Mais, à cette enivrante image, Ton bras encor plus tendrement Presse le mien : un doux nuage S'abaisse sur ton onl charmant; Déjà ton âme s'abandonne Au bonheur que tu dois goûter; Et l'antique voile s'étonne De sentir un coeur palpiter.

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