‹ Poésies de Sainte-BeuveChapitre 9 sur 39 · REPOSEZ-VOUS ET REMERCIEZ · texte numérisé non relu

REPOSEZ-VOUS ET REMERCIEZ

( Au sommet du Glenroe *) .

Ayant monté longtemps d’un pas lourd et pesant Les rampes, au sommet désiré du voyage,

Près du chemin gravi, bordé de fin herbage,

Oh ! qui n’aime à tomber d’un cœur reconnaissant?

Qui ne s’y coucherait, délassé, se berçant Aux propos entre amis , ou seul , au cri sauvage Du faucon , près de là perdu dans le nuage ,

— Nuage du matin, et qui bientôt descend?

Mais , le corps étendu , n’oublions pas que l’ame ,

De même que l’oiseau monte sans agiter

Son aile , ou qu’au torrent , sans fatiguer sa rame ,

* En Écosse.

Le poisson sait tout droit en flèche remonter ,

— L’ame (la foi l'aidant et les grâces propices ) Peut monter 8on air pur , scs torrens , ses délices !

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