LE TRIOMPHB DE L'AMOUR
L'amour éclaire Tempi? e des ténèbres ; Tenfer est soumis à la magie puissante de Tamour : le regard de PlulPB s'adoucit au sourire 4p la fil!P d§ Gérés. P^a- Qiour éclaire T^mpire des tép^brefts
Tes chants, Orphée, relpptissaient harmonieusement dans les enfers, ils subjuguèrent le terrible gardien des rives sombres. Minos, les yeux humectés de larmes, rendit des sentences moins rigoureuses , les serpents furieux baisèrent avec tendresse les joues de Mégère, et le bruit des fouets fut suspendu. Le vautour de Tityus s'enfuit, chassé par la lyre d'Orphée i Ip Léthé et le (iocyte s'arrôlàrept sur leqr rivage pour entendre tes chants, ù poêle, car tu chantais l'amour. , •
C'est par l'amour que les Dieux sont heureux : c^esl par l'amour que les hommes ressemblent aux Dieux : l'amour rend le ciel plus beau et fait de la terre un séjour céleste.
À travers l'éternelle nature, les traces de l'amour sont semées de fleiirs , et partout flottent ses ailes d'or. Si l'œil d'Aphrodite ne m'apparaissait pas dans les rayons de la lune, si l'amour ne me souriait pas dans les rayons du soleil, dans l'océan des astres, les astres, le soleil et la lune n'animeraient point mon
àme. C'est remour, Tamour seul qui se reflète dans la nature comme dans un miroir.
Le ruisseau argentin parle d'amour ; c*est Tamour qui lui enseigne à couler plus doucement : Tâme entend la voix de Tamour dans les soupirs mélodieux du rossignol. Uamour ! Famour se fait entendre dans toutes les voix de la nature.
Sagesse aux regards clairvoyants^ retire-toi, cède à Tamour. Tu n'as jamais fléchi le genou devant les conquérants ni les princes, fléchis-le devant l'amour!
Qui s'éleva d'un pas hardi par le chemin désastres jusqu'au séjour des Dieux ? Qui ouvrit le sanctuaire et nous montra l'Elysée à travers les crevasses du tombeau ! N'est-ce pas l'amour qui nous enseigne que nous pouvons être immortels ? Les esprits chercheraient-ils sans lui le maître universel? C'est l'amour, l'amour seul qui conduit les esprits vers le père de la nature.
C'est par l'amour que les Dieux sont heureux ; c'est par l'amour que les hommes ressemblent aux Dieux : l'amour rend le ciel plus beau et fait de la terre un séjour céleste.
Li GRANDEUR DU MONDE
A travers l'espace du globe que le Créateur fit sortir du chaos, je fuisavec la rapidité du vent jusqu'aux bords de TOcéan. Je jette Tancre là où nul être ne respire, là où est placée la limite de la création.
J'ai TU les étoiles se lever et accomplir pendant des milliers d'années leur cours à travers le firmament ; je les ai vues courir, flotter vers leur but. Je promène mes regards errants autour de moi, et je vois l'espace vide d'étoiles ;
Je veux continuer mon vol dans l'empire de la nuit, je vais hardiment avec la rapidité de la lumière. Le ciel, de plus en plus sombre, disparaît derrière moi, et les globes et les ondes tourbillonnent à la suite du soleil. Par ce sentier solitaire un pèlerin s'avance vers moi : « Arrête, me dit-il, que cherches-tu ici? — Je veux aller jusqu'aux dernières rives du monde : là où nul être ne respire, là où est posée la limite de la création.
— Arrête : tu cherches en vain... devant toi est
l'infini... Arrête! lu cherches en vain : replie tes ailes d'aigle, ardente pensée; jette ici, téméraire imagination, l'ancre du découragement. »
PLAINTES DE U JflUNE FILLE
La forêt de chênes mugit, les nuages l'amoacellent ; la jeune fille est assise sur le rivage; l'onde se plaint, gémit; la jeune ^|Ie soupire dan^ la nuit soiabrp, les yeux pleins de lanoes :
a Mon cœur est mort, le monde est vide; il n'a plus rien pour satisfaire à mes désirs. Dieu de beaté I rappelez votre enfant. J'ai connu le bonheur terrestre, j'ai yécu, j'ai aimé,
« En vain mes larmes coulent, en vain j« soupire, lirs ne réveillent pas les morts. Uaia ditesqai console, ce qui guérit l'Ame qui a perda 8 de l'amour. Je ne veux pas, A Dieu, ir à cette consolation.
« — Laisse couler les larmes. Les soupirs n'éveillent pas les morts. Le plus doux bonheur pour l'âme qui a perdu les joies de l'amour, c'est la douleur et la plainte de l'amour, »