‹ Poésies de SchillerChapitre 31 sur 258 · LIMAGE VOILÉE DE SAIS · texte numérisé non relu

LIMAGE VOILÉE DE SAIS

Un jeune homme que la soif de la science entrainait à Sais, en Egypte, pour apprendre la sagesse secrète des prêtres, avait parcouru rapidement plusieurs degrés du savoir ; son esprit inquiet le poussait toujours plus loin, et Thiérophante pouvait à peine modérer Tardeur de Timpatient disciple.

Qtt'ai-je donc, s'écriait-il, si je n'ai pas tout? la science souffre-t-elle le plus et le moins? ta vérité est-elle comme la fortune, qui se distribue en parts inégales et que Ton possède en grande ou petite parcelle? Ta vérité n'est-elle pas une et indivisible? Prends un accord dans une harmonie ! prends une couleur dans l'arc-en-ciel I ce qui te reste n*est rien tant que tu ne réunis pas Tensemble des sons et Tensemble des nuances.

Us s'entretenaient ainsi dans une enceinte silencieuse et solitaire, où une image voilée et gigantesque frappa les regards du jeune homme; il la contemple stupéfait et s'écrie : « Qu y a-t-il donc der-

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