‹ Poésies de SchillerChapitre 70 sur 258 · A LAURA · texte numérisé non relu

A LAURA

Toujours rester suspendu à tes lèvres ! qui m'expliquera ce désir ardent, cette Tolupté que j'éprouve à respirer ton soui&e, à m'identifier avec toi quand nos regards se rencontrent ?

Lorsque je te contemple, mon esprit ne s'enfuitil pas au delà des limites de la vie, docile comme un esclave qui se soumet sans résistance à son vain*queur ?

Di&-moi, pourquoi mon esprit s'enfuit-il ainsi ? cherche-t-il sa patrie, ou trouve- t-il , en se rejoignant à toi, une sœur dont il était séparé?

Nos êtres pnt-ils été déjà unis, est-ce de là que viennent nos battements de cœur ? avons-nous vécu ensemble dans les rayons d'un soleil éteint, dans des jours de bonheur évanouis depuis longtemps?

Oui, tu as été étroitement unie à moi dans des ac^^ords qui ne sont plus. Ma muse le lit sur les tables obscures dupasse, j'ai déjà connu ton amour.

Et dans notre alliance éternelle, étroite, je le re-

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