‹ Poésies de SchillerChapitre 75 sur 258 · FANTAISIE · texte numérisé non relu

FANTAISIE

leraieiit dans le chaos, et roos pleureriez, ô Newton ! leur chute gigantesque.

Si Tordre disparaissait du inonde des esprits, la mort les. glacerait: sans ramour point de printemps, sans Tamour nul être ne loue Dieu.

Lorsque ma Laura m'embrasse, qu'est-ce qui répand cette flamme de pourpre sur mes joues ? qu'est-ce qui accélère les mouvements de mon cœur et jette la fièvre dans mon sang ?

Les désirs franchissent toutes les limites, le sang bouillonne dans ses artères, les corps veulent s'unir aux corps, les âmes Jbrûler d'une même ardeur.

L'amour entoure, comme dans un tissu d'Àrachné, le mouvement étemel de la création, et y règne par sa toute-puissance.

Vois ! Laura : la joie calme par un embrassement la douleur impétueuse, et le désespoir muet se console par les tendres regards de l'espoir.

La volupté adoucit, tempère les ténèbres de souffrance, et le regard, animé par l'amonr, reflète Téclat du soleil.

Une sympathie terrible ne règne-t-elle pas aussi dans l'empire du mal? nos vices s'accordent avec l'enfer et sont en lutte avec le ciel.

Les Euménides donnent au péché la honte et le

repentir et des conronnes de vipères. Dans les airs, le danger se joint tratlreasement au vol de Faigle.

La chute joue avec Torgueil, Tenvie s'attache au bonheur, le plaisir ouvre les bras à la mort.

Avec les ailes de Tamour Tavenir court vers lé passée et Saturne poursuit sa fiancée, Tétemité.

Un jour, disent les oracles, Saturne atteindra cette fiancée, et lorsque le temps s*unira à rétemitë, Tembrasement du monde leur servira de flambeau nuptial.

Une plus belle aurore nous apparaît après notre longue nuit de fiançailles ; Laura, Laura, réjouis-toi !

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