‹ Poésies de SchillerChapitre 78 sur 258 · LES FLEURS · texte numérisé non relu

LES FLEURS

Enfants des beanx jours du soleil, fleurs de la prairie, la nature vous a fait naître pour le plaisir et le bonheur, la nature vous aime. Votre vêtement brille comme la lumière, et Flore a mis dans vos couleurs un éclat céleste. Doux enfants du printemps, plaignez-vous : elle vous a refusé Tâme et vous vivez dans la nuit.

Le rossignol etTalouette vous chantent les joies de Tamour; les sylphes caressants baisent votre sein. lia couronne de votre calice n'a*t-elle pas été arrondie pour être le chevet de Tamour ? Doux enfants du printemps, pleurez, la Déesse vous a refusé Tamour et ses sentiments heureux.

Mais lorsque la sentence d^une mère m'éloigne des regards de Nany, lorsque nos mains vous cueillent pour faire de vous un gage d^amour, cette pensée Yons donne, ô messagers muets des tendres souffrances, la vie, le langage, Tâme, le cœur ; et le plus puissant des Dieux cache sa divinité dans vos feuilles silencieuses.

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