ACANTE
C'est lui-même, Eurilas, et lui seul a la gloire De cette mémorable et pénible victoire; Il n'en doit nul partage à ses jalovix rivaux ;
» Virgile, Ed. i, v. 52. tt suiv.
' Virgile , Ed. \.v. 6.
ÉGLOGL'ES. 47
Il n'a point de second dans ses nobles travaux. Cependant on a su que dans les siens à peine , Sans second, eût vaincu le vaillant ùh d'Alcinène.
EURILAS.
Ce génie étonnant, ce célèbre étranger
Ne peut être un mortel, ne peut être un berger:
Acante , c'est un Dieu qui , pour chasser la guerre , •
Sous l'humaine apparence habite cette terre.
Un mortel eût voulu tant d'offenses venger;
Tant de biens excédoient le pouvoir d'un berger ;
Jamais autre qu'un Dieu n'eût fait tant d'avantages
A qui ne lui causa qu'injures et qu'outrages :
Sans cesse célébrons ses miracles divers.
Mais, cher Acante, on dit qu'il dédaigne nos \crs.