‹ Poésies de SegraisChapitre 15 sur 92 · ACANTE · texte numérisé non relu

ACANTE

C'est lui-même, Eurilas, et lui seul a la gloire De cette mémorable et pénible victoire; Il n'en doit nul partage à ses jalovix rivaux ;

» Virgile, Ed. i, v. 52. tt suiv.

' Virgile , Ed. \.v. 6.

ÉGLOGL'ES. 47

Il n'a point de second dans ses nobles travaux. Cependant on a su que dans les siens à peine , Sans second, eût vaincu le vaillant ùh d'Alcinène.

EURILAS.

Ce génie étonnant, ce célèbre étranger

Ne peut être un mortel, ne peut être un berger:

Acante , c'est un Dieu qui , pour chasser la guerre , •

Sous l'humaine apparence habite cette terre.

Un mortel eût voulu tant d'offenses venger;

Tant de biens excédoient le pouvoir d'un berger ;

Jamais autre qu'un Dieu n'eût fait tant d'avantages

A qui ne lui causa qu'injures et qu'outrages :

Sans cesse célébrons ses miracles divers.

Mais, cher Acante, on dit qu'il dédaigne nos \crs.

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