ASTOLFE, ALMIRE
ALMIBE.
OÙ fuyez-vous , princesse ?
ASTOrFE.
Vn moment, belle Almiic.
Ecoutez.
Qui m'appelle?
ASTOLFE
Astolfc , qu'en cc<; lieux Attira sur vos pas un désir curieux, Et qu'Amour....
ALMIRE
Ah ! plutôt hiUez-vous de me dii'C Qui vous a découvert pour qui Médor soupire.
ASTOLFE
Tantôt sur l'Hippogrife élevé dans les airs,
Non loin de ces déserts, Au bord d'un clair rviisseau qui fait un doux murmure , J'ai vu ces deux amans l'un de l'autre enchantés , Qui mêmes aux échos contoient leur aventure, Et vantoient leurs beautés.
Ah ! que leur sort est agréable!
Qu'à les voir seulennent Amour paroît aimable ! Vous qui pouvez tout charmer, Ne voulez-vous point aimer?
ALUIBE.
L'amitié seule est aimable ; L'amitié seule me plaît :
Amour, à qui le connoît, Sera toujours redoutable ;
2Ô4 L'AMOUR GUÉRI PAR LE TEMPS, Il est frivole et trompeur, Et sa fin la plus certaine, Quand il est maître d'un cœur, Est de se changer en haine.
àstolfe.
Connoissez mieux
ALMIRE
Dans ce désert, Pendant ces vains discours Zoraïde se perd. Suivons ses pas.