ACTE QUATRIEME. a-o
LA JALOUSIE
Je suis la Jalousie, aux yeux toujours ouverts.
Pour voir tout de travers ; Dans les maux que je fais sont tous les maux ensemble , Les plus cruels tourmens n'ont rien qui leur ressemble; Je mêle à la fureur un poison douloureux, Préparé dans l'enfer pour mes seuls malheureux.
ROLAND
O Dieux ! quelle est ma rage !
LA JALOLSIE.
J'aime à dompter l'intrépide courage ; Aux plus grands cœurs je fais les plvxs grands maux, Et c'est l'honneur de mes travaux.
Dépit cuisant, mortelle haine, Donnez quelque trêve à ma peine.
LA JALOUSIE
Que la faveur à pleines mains
Verse sur les humains
Ses grâces éclatantes ;
Elles sont impuissantes Pour calmer un esprit que je tiens agité. Nul repos où je suis ne peut être goûté; J'étouffe la raison, j'aveugle la sagesse.
ROLAND
Monstre, Furie ou Déesse, Empêche-moi d'aimer ce qui ne m'aime pas.
LA JALOUSIE
C'est ton mal et tu l'aimeras.
i8o L'AMOUR GUÉRI PAR l^ TEx^iPS.
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