I. Etrenncs du Pnniasse
184 Chevalier de Bonnard.
Que les cœurs soient ton empire, Et tes temples tous les lieux; Qu'en toi l'univers admire Le plus beau présent des cieux ! >
Elle dit : à sa parole, L'Amitié naît et sourit; Le crime effrayé s'envole; En chœur l'Olympe applaudit; Et de l'un à l'autre pôle, Tout le globe s'embellit.
Sa beauté touchante et fière Du méchant blessa les yeux.
Sa voix, mieux que le tonnerre, Fit des mortels vertueux ; Et le sage sur la terre Ne se crut plus malheureux.
* L'amour lui rendit les armes, En l'adoptant pour sa sœur; Mais ses feux nourris de larmes Ont encor quelque rigueur :
Et l'Amitié sans alarmes Nous conduit seule au bonheur.
Amitié, que ta présence Brûle mon cœur enchanté !
I. Les strophes marquées d'un ' n'ont pas été reproduites dans l'édition de 1824.
Fais-moi chérir l'existence Au sein de l'adversité !
Que ta douce jouissance Soit pour moi la volupté !