A LA RAISON
RAisox qui me parles sans cesse, Chacun son tour, écoute-moi :
C'est pour dire du mal de toi A toi-même que je m'adresse.
Aux doux plaisirs de la beauté Pourquoi déclares-tu la guerre :
Tu commandes avec fierté :
Aussi l'on ne t' obéit guère.
Tu peux avoir beaucoup d'appas ; ]\Iais, en te croyant trop parfaite, Pour nous fixer, tu n'y joins pas Le bon esprit d'être coquette.
Celui que tu crois asservir.
Trop souvent, malgré ta puissance, De ton joug osant s'alTranchir, Chante un hymne de délivrance,