‹ Poésies diverses. Avec une notice bio-bibliographiqueChapitre 87 sur 106 · Donné pour la première fois par l'édiiion de · texte numérisé non relu

Donné pour la première fois par l'édiiion de

On voyoit, à la mode antique, Combats de vers et de musique, Vous emporteriez les deux prix ; Qu'on fît aussi, dans la orand'ville, La recherche assez difficile De quelque esprit de l'âge d'or, C'est-à-dire simple et facile, Aimable et brillant sans efibrt ; Je doute qu'on en trouvât mille, Mais on vous trouveroit encor.

REPONSE

A MADEMOISELLE DE CLUGN Y-CHOI SEU L

Qui m'avait écrit

une jolie lettre en remerciement de vers

que je 71 avais point faits

H ! que j aimerois a vous croire,

Quand je vous entends m'applaudir!

C'est vraiment alors que la gloire Seroit à côté du plaisir.

Mais ces vers qui surent vous plaire, Ces vers dont votre encens flatteur Est un si précieux salaire, O Clugny, je ne le puis taire, Je n'en dois pas avoir l'honneur.

Attiré par votre suffrage.

Croyez que l'auteur fortuné Sortira bientôt du nuage Dont il se tient environné.

Qu'enorgueilli de son ouvrage, Dans son triomphe glorieux, Il jouisse au moins sans partage, Si ce n'est pas sans envieux.

Au reste, si ces vers heureux Vous ont peint telle que vous êtes.

Digne de régner sur les jeux, D'embellir les plus belles fêtes; S'ils ont loué ces jolis j-eux Faits pour tourner toutes les têtes, Ce coloris doux, cet air frais De la rose dans son enfixnce, Et cette gaîté sans apprêts, Qui va si bien à vos attraits, Ils n'ont dit que ce que je pense.

Et je pourrois les avoir faits.

■^^^i^J^^^sêv'

A MADAME HOLDT

E71 lui envoyant nn rosier '

QUAXD vingt roses, sortant d'une tige commune, En parfumant les airs charment nos sens flattés. Le groupe s'embellit des grâces de chacune : C'est ainsi qu'une belle, à nos yeux enchantés, Présente à la fois vingt beautés Qui tout ensemble n'en font qu'une.

Pour le croire, il suffit de vous voir un nioment,

Vous, en qui la nature assemble Tant de fleurs de beauté, d'esprit et d'agrément ; Chacune plaît à part, elles plaisent ensemble, Et de leur union résulte un tout charmant.

De mon rosier si je vous fais hommage, Vous le voyez, ce n'est pas sans raison, Chloé, puisqu'il est votre image;

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