I. Donné pour la première fois dans l'édition de
Mais sans trop s'arrêter à la comparaison,
Mon cœur à vous l'oflrir trouve un grand avantage.
J'ai raisonné; j'ai dit : la plus brillante fleur
Ne dure, hélas ! qu'une journée.
Et, fût-elle un tribut du cœur,
Dès qu'elle a perdu sa fraîcheur On oublie aisément la main qui l'a donnée;
Mais, tant que mon rosier vivra,
Mon rosier portera des roses, Et, que sait-on, peut-être en les voyant écloses
Chloé de moi se souviendra.
Puissent l'amitié tendre et mes destins propices
Confirmer un penser si doux !
Que cet ai-buste heureux, croissant sous vos auspices. Ait chaque jour au moins une rose pour vous.
HYMNE A TAMOURi
DIEU d'Amour, qu'il est doux de vivre en tes liens ! Tes maux sont des plaisirs, tes ennuis sont des biens Quel intérêt touchant tu répands sur la vie! Il n'est, lorsque l'on aime, aucuns moments perdus : Combien je fus heureux, tant que j'aimai Silvie! Près d'elle, tes transports m'ont tous été connus; Et pourtant (croiras-tu ce que je te confie?) Je fus bien plus heureux, quand je ne l'aimai plus.