‹ Poésies diverses. Avec une notice bio-bibliographiqueChapitre 89 sur 106 · I. Almanach des Muses, 1777, signé M, de B · texte numérisé non relu

I. Almanach des Muses, 1777, signé M, de B

A MADAME BR

E71 lui envovcint un remeil manuscrit '

LE pur flambeau du goût qui vous éclaire, Parmi ces riens, ces vers et ces bons mots, Saura tirer aisément du chaos Le seul écrit qui soit digne de plaire.

Tout gros recueil ne ressemble-t-il pas

A la maison d'un homme d'importance,

Chez qui la foule est la magnificence,

Oui par état unit tous les états ?

Là, sur le soir, s'assemble la cohue :

L'essaim nombreux d'habits blancs, bleus ou verts.

Les diamants, le rouge et les grands airs,

I. L'édition de 1824 reproduit cette pièce en l'indiquant comme inédite. C'est une erreur, elle avait déjà paru dans les Etrennes du Parnasse, 177s, P- 79- I' est vrai que dans le texte donné par les Etrennes du Parnasse, l'ordre des deux premiers vers est interverti.

Chevalier de Bonnard,

Sans la flatter me fatiguent la vue.

Vous arrivez... vous fixez tous les yeux, Vous ravissez et les fous et les sages, Et je pardonne alors à cent visages Tout ce qu'ils m'ont étalé d'ennuyeux.

A MADEMOISELLE FANNIER

£n hii envoyant pour sa fête une poularde du Mans '

0\ous, dont j'aime à la folie L'esprit, la grâce et les talents, Vous qui cachez votre bon sens Sous les éclairs de la saillie; Vous qui serez encor longtemps Folle, raisonnable et jolie ; Mêlé parmi vos courtisans, J'aurois voulu pour votre fête Brûler deux ou trois grains d'encens, Et j'avois pour vous dans ma tête Quatre pages de vers galants ; Mais malgré mon humeur bavarde Et mon poétique travers, j'râ cru qu'une grosse poularde Vaudroit mieux que de petits vers.

1. C'est à tort que l'édition de 1824. indique celle pièce comme inédite ; elle a paru d ;rs \ AUnanach des Muscs de 1777, signée M. de B.

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