Almaiiaclt des Muses
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A MADEMOISELLE FANNIER^
PAR les Muses et par les Belles Je fus si souvent maltraité, Je me suis vu si ballotté Par ces charmantes infidèles, Tant de fois repris et quitté.
Que, soit raison, soit vanité.
Je ne veux plus m'occuper d'elles.
Ah ! combien je me suis promis D'éviter toute enchanteresse, L'Amour, la Gloire et leur ivresse, De vivre enfin, sans nuls soucis, Loin de Cj-thère et du Permcsse, En repos, près de mes amis !
Ce n'est point un projet frivole, C'est un plan fait : je l'ai juré, Je m'en suis donné ma parole,