‹ Poésies diverses. Avec une notice biobibliographiqueChapitre 22 sur 52 · Publiée en novembre 177O · texte numérisé non relu

Publiée en novembre 177O

2. Ce combat naval eut lieu le 27 juillet 1778, entre l'escadre française, forte de trente-deux vaisseaux de ligne et de quinze frégates ou autres bâtiments, sous le commandement du comte d'Orvilliers, et l'escadre anglaise, composée de trente vaisseaux de ligne, et sous les ordres de l'amiral Keppel,

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Tu disois cependant, anarchique insulaire :

« Environné des mers, seul, je suis né leur roi ;

L'orgueil des nations s'abaisse avec effroi

Sous mon trident héréditaire; Les Français sont ma proie; ils n'affranchiront pas Les humbles pavillons que mon mépris leur laisse.

Déjà vaincus de leur mollesse Et du seul souvenir de nos derniers combats. »

De tes chefs dédaigneux l'espérance insensée D'avance publioit nos vaisseaux prisonniers, Et Londres attendoit nos plus braves guerriers,

Qu'ils enchaînoient dans leur pensée :

A leur table insultante ils convioient Bourbon', Bourbon qui, sur les flots essayant sa vaillance,

Prouve sa royale naissance En bravant des périls aussi grands que son nom.

Rendez-nous ce héros, mer trop longtemps jalouse; C'est à lui d'annoncer la honte des Anglais. II vient- : feux d'allégresse, entourez son palais Qu'attristoient les pleurs d'une épouse.

O tendresse ! ô transports par la gloire permis !

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