‹ Poésies diverses. Avec une notice biobibliographiqueChapitre 40 sur 52 · STANCES · texte numérisé non relu

STANCES

C'est trop longtemps couvrir des voiles du silence La généreuse main qui s'ouvre à mon malheur; Muse, cédons aux cris de la reconnoissance, Et que mes premiers chants soient pour mon bienfaiteur,

Tels, trop jeunes encor pour chercher leur pâture, Quand des feux de Progné les fruits reconnoissants Ont du bec maternel reçu la nourriture, Ils lui rendent pour prix d'harmonieux accents.

N'altère point ma voix, maxime si commune, Que l'homme doit toujours sembler ce qu'il n'est pas : C'est au crime à rougir, jamais à l'infortune ; La peur d'être abaissé ne fait que trop d'ingrats.

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