LUI
Certain pitre, au discours banal, A la caboche écervelée, Ecrit dans son pseudo-journal Que ma prose est échevelée.
C'est vrai ; mais chacun sait qu'il a La jugeotte un peu paresseuse.
Qui donc a jdu fourrer cela Dans son épaisse boîte osseuse ?
Où, diable ! perche l'indiscret
Assez bénin pour condescendre
A lui rabâcher ce secret,
Jusqu'à ce qu'il ait pu comprendre ? "
• ("ce vers s'atlrossaient h rcrtniii dironiqueur du l'tonnicr, dont le nom di' plume éUiit C. Mut.
Je suis " l'ami du sentiment ; " Ergo : ma prose s'échevèle.
C'est lui qui le dit ; mais vraiment L' " instinct " seul, chez lui, se révèle
" Moi, j'obéis à la raison,
" Dit-il, et que le diable emporte
" Les censeurs de la trahison
'• Et des profits qu'elle rapporte ! "
Jadis, il faisait à mes vers L'affront de les trouver splendides ; Or, après un paieil revers, Mes essais furent plus timides.
Mais quand l'abruti du " Pionnier " Vient m'oflfrir l'appui de sa rage.
De cet apprenti chiffonnier Le blâme anime son courage.
Stoke-Centre, 17 septembre 1887.