‹ Poésies diverses; Coups d'aile et coups de becChapitre 19 sur 91 · AUX CHEVALIERS DU NŒUD COULANT · texte numérisé non relu

AUX CHEVALIERS DU NŒUD COULANT

Enfin vous l'avez eu votre jour de victoire :

Vous avez souffleté la patrie aux abois.

Pour vous, la trahison est un titre de gloire,

Vous prodiguez l'opprobre au noble sang gaulois.

Honte éternelle à vous, renégats, mercenaires

Pour qui le vil métal est la suprême loi !

Courtisans d'une secte aux instincts sanguinaires,

Traîtres au sol natal, traîtres à votre foi.

Enfants dégénérés d'une race vii'ile.

Conçus par l'intérêt, enfantés par la peur,

Battez des mains, riez, ô phalange servile :

On nous prend, grâce à vous, pour un peuple sans cœur.

Vous qui d'un zèle outré nous donnâtes la preuve,

Quand la patrie en deuil appela ses enfants,

Vous nous avez trahis au moment de l'épreuve.

Et vous rampez aux pieds des vainqueurs triomphants.

* Cette pièce a été imprimée aux frais du gouvernement fédéral. Elle fait ])artie dee archives iflîcielles do la Chambre des Communes, et elle a valu à l'uuteur l'honneur de perdre un emploi qu'il a toujours rempli avec fidélité et compétence, d'après In propre ddclaration de ceux qui Tout destitué.

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