‹ Poésies diverses; Coups d'aile et coups de becChapitre 21 sur 91 · LES CLOCHES DE NOËL · texte numérisé non relu

LES CLOCHES DE NOËL

Minuit sonne au beffroi ! Dans l'ombre et le silence,

La cloche a tressailli ; sa grande voix s'élance

De son gosier d'airain pour redire aux mortels

Que le moment béni, le grand anniversaire,

Dans un suprême élan de piété sincère,

Réunit les chrétiens aux pieds des saints autels.

Tels,dans les champs sacrés, les échos sympathiques, Redisant les accords du plus beau des cantiques, Transmettaient aux tj'rans comme aux persécutés Le message d'amour apporté par des anges, Lorsque le genre humain garrotté dans ses langes, Succombait sous le poids de ses iniquités.

Chaque année, à minuit, chez nous l'airain sonore Redit ce chant joyeux qui signala l'aurore Du jour oii l'opprimé put dire avec orgueil :

" N'en déplaise aux jmissants tous les hommes sont frè " On l'oublie ici-bas, mais les lois arbitraires *• Jamais du Paradis ne franchiront le seuil. "

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