LA MÉTAPHYSIQUE
Lorsqu'il couvre un homme éméché.
A force de lever le coude,
On perce ceux du paletot,
Et la femme, qui to;.ijour3 boude.
S'exaspère et dira bientôt :
Porte donc... que faut-il qu'il porte ?
Ah I bah ! que le diable l'emporte !
Porte donc... porte donc... des trous
Ma foi, ça l'embête, — Tu veux toujours te mettre en fête
Porte donc des trous {bis) Puisque tu me mets en courroux.
Lorsque sa femme, un peu revêche,
Le traite de grand animal,
L'iviogne. craignant qu'on l'empêche
De boire, se conduit fort mal.
Si, loin de coudre sa capote,
Elle lui fait des embarras,
11 se conduit en vrai despote
Et, la saisissant par les bras,
Il lui fait... que peut-il lui faire ?
Ah ! bah ! ce n'est pas mon aflFaire,
Il lui fait... il lui fait... des bleus !
Ma foi, c'est un lâche :
Rien d'étonnant si ça la fâche
Il lui fait des bleus (bis) Ce qui devient très ennuyeux.
Lorsqu'il a battu son épouse,
Il s'en retourne au cabaret ;
Il boit sa casquette et sa blouse,
Il emprunte à gros intérêt.
Son pantalon se dépenaillé,
Il est inconnu des tailleurs
Et si, pendant qu'il s'encanaille.
Sa femme va laver ailleurs.
Il lui prend... que peut-il lui prendre,
Ah ! bah ! vous devez le comprendre,
Il lui prend... il lui prend... ses sous
Ma foi, c'est infâme !
Plaignez, plaignez la pauvre femme
Il lui prend ses sous {bis) Car elle a toujours le dessous.