‹ Poésies diverses; Coups d'aile et coups de becChapitre 75 sur 91 · LA KERMESSE · texte numérisé non relu

LA KERMESSE

AïK : — La bonne aventure 6 gué.

Je suis un enfant gâté, Comblé de richesses.

Esclave de la beauté, Je fais des largesses ; Je dépense sans compter Et m'occupe à visiter Les grandes kermesses.

Ogué, Les grandes kermesses.

C'est là qu'on sait exploiter Ma grande faiblesse ; Les dames savent vanter Mon air de noblesse, Moi je ne puis écouter Cela sans m'exécuter.

Vive la kermesse,

Ogué, Vive la kermesse.

Pour tout dire quand je vois D'une jeune hôtesse Paraître le frais minois, Je vous le confesse, Je mets la main au gousset Voilà pourtant ce que c'est Que notre kermesse,

Ogué, Que notre kermesse.

Je mange comme un glouton

Par délicatesse ;

Tant qu'il me reste un bouton,

Faut que m'engraisse.

Quand les boutons sont partis.

J'en achète au plus haut prix.

Vive la kermesse !

Ogué, Vive la kermesse.

Si je gonfle mon bedon,

Ma bourse s'aflaisse ;

Ce que je donne en pur don

Fait baisser ma caisse.

Je fume et bois trop souvent

A la fin, c'est énervant,

La grande kermesse,

0 gué, La grande kermesse.

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