‹ Poésies diverses de Desforges-Maillard;Chapitre 1 sur 83 · NOTICE SUR LA VIE · texte numérisé non relu

NOTICE SUR LA VIE

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OLTAiRE, gui a si souvent ig^i la galerie aux dépens de ses ennemis,- . lui, dont la plume a décoché tant de traits cruels ou plaisants. Voltaire, ce prince des fnoqueurs, a aussi été jnoqui, joué, mystifié. Si, par la vivacité de ses attaques ou la supirioriti ripostes, il réduisit presque toujours à Fimpuist, au silence quelquefois, la voix de ses adversaires.

II Notice sur la vie

il napas eu le dernier mot dans une circonstance à peu près oubliée aujourd'hui, mais qui mérite d*être rappelée, en raison de son originalité, de son excentricité piquante.

Il ne s'agit pas ici des Nonotte, des La BaumelU, des Guénée, des Fréron, des Clément, de cette légion de rudes jouteurs, de contradicteurs audacieux, patf ois éloquens, qui lui ont prodigué le sarcasme et l'injure. Au contraire, il s'agit de compliments à son adresse, d'amhiités charmantes, de vers doux et caressants auxquels il se laissa prendre. En un mot, il est question, au cas particulier, d'une aventure plaisante où. la sagacité de Voltaire fut mise en défaut, d'un piège habilement tefidu à son goût, à sa crédulité, et dans lequel il tomba avec la confiance aveugle de V amour-propre, avec l'inexpérience d'un écolier.

Un beau jour de l'année 1732, /^ Mercure de France, (cet oracle du goût, ce miroir fidèle où se reflètent tous les caprices, toutes les prétentions, toutes les agaceries littéraires du temps, ce thermomètre enfin de la galanterie française) , le Mercureprésenta à Voltaire, coquettement encadrée dans ses colonnes, la pièce de vers suivante, datée du Croisic, en Bretagne, et signée d'une femme :

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