‹ Poésies diverses de Desforges-Maillard;Chapitre 36 sur 83 · LE MENTEUR ET SON VALET · texte numérisé non relu

LE MENTEUR ET SON VALET

Conté.

UN habitant des bords de la Garonne A tout propos effrontément vantoit Ses biens en l'air ; c'étoit toujours son prône. Mais son valet, simple et rustre personne.

Qu'à chaque instant le menteur attestoit.

Sans y penser, toujours le démentoit; Tant qu'il lui dit ; < Si, sur ce que j'avance. Tu n'enchéris toi-même de moitié.

Prends pour certain que sur ta corpulence Coups de bâton vont pleuvoir sans pitié. »

Le drôle eut peur, et jura sur sa vie De n'y manquer. Le maître en compagnie Dit que la foudre a brûlé son château.

* Vous en avez par bonheur un plus beau, > Dit le valet, secondant sa manie.

a Deiforgei-MaiUard.

L'instant d'après on parla de bateau, Triste Toiture oiï l'on trouve un tombeau Quand sur les flots les vents se font la guerre. Le mattre dit : « Je suis poltron sur l'eau.

— Oui, répond l'autre, et même sur la terre. »

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