I. Tiré de Martial, liv. XIH, épig
ATR
'amour, pénétré de douleur De me voir braver sa puissance,
Épuise incessamment son carquois sur mon cœur; Mais je me ris des traits qu'il lance.
Sitôt que je me sens blessé , J'ai recoure au jus de la treille.
Je panse avec du vin l'endroit qu'il a percé, Et je me guéris à merveille.
Si le vin ne me manque pas.
Quelque fureur qui le possède.
De décocher des traits il sera plus tôt las.
Que moi d'apporter le remède.
AIR
ANACRÉON vouloit devenir Tonde pure Où sa belle alloit prendre un bain délicieux ; Le lit de mousse et de verdure Où le sommeil charmant se glissoit dans ses yeux ; Ses parfums, son miroir, son collier, sa ceinture. Mais pour moi, sans former tant de vœux à la fois. Où le cœur égaré ne sait ce qu'il désire, Je voudrois seulement, jeune et belle Thémire, Être ton petit verre et le vin que tu bois.