LE SOLEIL ET LES NUAGES
FabU.
A MONSIEUR DE LA TOUR Inteadant et premier président da parlement de Provence.
ALOUX de la lueur féconde Qui répand en tous lieux, sur la terre et dans Tonde,
Le brillant astre des saisons, Les nuages un jour contre lui se liguèrent, Résolus d'obscurcir à jamais ses rayons.
Au jour prescrit, en foule ils arrivèrent
Des différentes régions.
Alors dans les hautes campagnes, Ces escadrons épais, s'élevant en montagnes.
Formant des bastions, des remparts et des forts,
S'entassèrent, se condensèrent.
Au-devant des rayons de leur mieux se placèrent. Mais qu'en arriva-t-il ? Après tous leurs eflforts.
Pour trop s'enfler, les uns crevèrent;
D'autres furent fondus; les autres, promptement, A bâtons rompus, s'échappèrent, Portés sur les ailes du vent.
* Illustre magistrat, dont le rare mérite D'un emploi souverain soutient la dignité,
Qui sais conformer ta conduite
Aux règles de la probité.
Ton esprit obligeant, humain, docte, équitable. Doit trouver en tous lieux des cœurs reconnoissants.
La Tour, je t'adresse ma fable.
Mieux qu'un autre tu peux en pénétrer le sens. »