TRADUITE DE MARTIAL
AMI, quel noir chagrin semble absorber ton âme ? — Ai-je tort ? je reviens du convoi de ma femme. — Quoi ! le Ciel a permis que la mort l'enlevât I Quoi ? tu ne verras plus cette femme charmante Qui te laisse en mourant dix mille écus de rente I Ah I tu méritois peu que cela t'an*ivât.
INSCRIPTION
Sur un clnotaphe
ilevi par une princesse i£ Allemagne à un de ses fils,
mort h la première fleur de son âge
JEUNE et touchant objet d'un deuil trop légitime. Le Ciel de tous ses dons se plut à te combler; Il sembloit se presser d'orner une victime Que la mort à nos yeux se pressa d'immoler.
Nous t'avons vu briller un. moment sur la terre : Espoir de ton pays, orgueil de tes parents ; Ta force et ta raison, mûres avant le temps, Promettoient un héros... Promesse mensongère ! Jeunesse, ardeur, talents, beauté.
De tant de biens qu'est-il resté?...
Une cendre insensible et les pleurs d'une mère. Cette mère aujourd'hui porte envie à ton sort ; Les maux qu'elle a soufferts, tu ne pus les connoître : C'est mourir doublement, c'est vivre dans la mort, Que de survivre à ceux en qui l'on crut renaître.
INSCRIPTION
AiMlessus (Tun buste de M. Mcdacoki, ancien maréchal
de la diète de Pologne
CE vrai citoyen sachez vous conformer.
Et retenez de lui, nation généreuse, Que moins une mère est heureuse, Plus ses enfants doivent l'aimer.