‹ Poésies diverses du chevalier de BoufflersChapitre 15 sur 93 · VERS A MADAME DE LA F · texte numérisé non relu

VERS A MADAME DE LA F

Récités le jour de son mariage,

par une de ses somrs déguisée en fée, au milieu

d'une illumination et d'un feu cT artifice

AXJ milieu de ces feux^ que vos yeux étonnés Reconnoissent la fée à qui vous êtes chère ; Pour veiller de plus près sur vos jours fortunés, Jai pris les traits chéris de la plus tendre mère; Et, pour premier bienfait, je vous les ai donnés. Tout ce que chez vous on admire, Esprit, talents, grâces^ raison.

Sont-ils venus d*eux-même ? oseriez-vous le dire ? Ne les eûtes-vous pas bien avant leur saison ? Pour vous combler de biens j'épuisai mon empire. Et je joignis aux dons que je versai sur vous Un don qui les surpasse et les renferme tous : Celui d'être toujours telle qu'on vous désire.

Mais, hélas I je sais dès longtemps Qu'à suivi'e d'autres lois vous êtes réservée.

Chevalier dt Boufflti

Et qu'une fille de vingt ans N'est pas du ressort d'une fée.

A l'Amour, à l'Hymen je vous cède en pleurant.

Que pour votre bonheur l'un à l'autre se lie;

Car l'amour sans l'hymen serait une folie.

Et l'hymen sans l'amour deviendroit un tourment.

VERS

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