AU NOM DE LA MARÉCHALE DE MIREPOIX
Qui envoyait de ses cheveux blancs au duc de Nivernais
LES voilà, ces cheveux depuis longtemps blanchis: D'une longue union qu'ils soient pour nous le gage. Je ne m'afflige point sur les pertes de Tàge,
Il m'a laissé de vrais amis.
On m'aime presque autant, j'ose aimer davantage. L'amitié, fruit du goût, de l'estime et du temps,
Mûrit encor dans l'hiver de nos ans ; On ne s'y méprend plus, on cède à son empire :
Et l'on joint, sous les cheveux blancs, Au charme de s'aimer le droit de se le dire.