‹ Poésies diverses du chevalier de BoufflersChapitre 68 sur 93 · AU CHANT XVII DE SON PARADIS · texte numérisé non relu

AU CHANT XVII DE SON PARADIS

IL te faudra quitter ce qui t'est le plus cher, Prélude rigoureux par où Texil commence, Lorsque de sa victime il fait un trait qu'il lance Loin des murs paternels avec son arc de fer.

Tu connoîtras alors quelle saveur amère Porte un pain que d'un autre il nous faut obtenir, Et qu'il n'est point de roc si pénible à franchir Que le seuil orgueilleux d'une porte étrangère.

Là des hommes sans âme^ et sans honte et sans mœurs^ Doubleront ton supplice, et leur horde ennemie, S'indignant des secours offerts à tes malheurs, Tournera contre toi tous les dards de l'envie.

I. Le Dante rencontre son père Caccîa Guida, qui lai prédit ses malheurs.

Traductions et Imitations.

Au milieu de tes maux console-toi pourtant :

Ton destin est cruel, mais leur sort sera pire ; L'envie est moins funeste à celui qui l'inspire Qu'à celui qui la sent.

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