‹ Poésies diverses du chevalier de BoufflersChapitre 77 sur 93 · SUR LA PIÈCE INTITULÉE · texte numérisé non relu

SUR LA PIÈCE INTITULÉE

Le Cœur

CERTAINE dame honnête, et savante et profonde, Ayant relu dix fois votre Traité du Cœur,

Disoit en se pâmant : Que j'aime cet auteur !

Ah I sans doute qu'il a le plus grand cœur du monde.

De mon heureux printemps j'ai vu passer la fleur, Le cœur pourtant me parle encore.

Du nom de petit cœur quand mon amant m'honore, Je sens qu'il me fait trop d'honneur.

Hélas I foibles humains, quels destins sont les nôtres ! Qu'on a mal placé les grandeurs I Qu'on seroit heureux si les cœurs Etoient faits les uns pour les autres !

Illustre chevalier, vous chantez vos combats, Vos victoires et votre empire ;

■ 83 Chevalier de Bouffhrs.

Et dani vos vers heureux, comme vous pleins d'appas,

Cest TOtre cœur qui vous inspire.

Quand lintte vous dit : Rodrigue, as-tu du cœur r Sur Hieure elle l'éprouve, et dit avec franchise : Il eut encor plus de valeur Quand il étoit homme d'église.

ÉPITRES

ÉPITRES

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