‹ Poésies diverses du chevalier de BoufflersChapitre 55 sur 98 · CHANSON A MADAME DE L · texte numérisé non relu

CHANSON A MADAME DE L

A qui madame de Z***^ sa grand' mère,

et tante de V auteur ,

avait donné pour étrennes un fichu de tourière

et un tablier de cuisinière garni de dentelles

Air : Philis demande son portrait.

J'applaudis à l'emploi nouveau Qu'on donne à ma cousine; Jamais aussi friand morceau N'entra dans la cuisine :

Elle auroit tort de répugner

A l'état qu'elle embrasse; C'est où le bon goût doit régner Qu'elle est mieux à sa place.

On sait que des goûts délicats Son goût est le modèle ;

Ceux même qui ne le sont pas Le deviendroient pour elle ;

11^ Chevalier de Bouffi ers.

Mais, ma tante, on vous avertit Que votre cuisinière

Ne sait qu'éveiller l'appétit, Et point le satisfaire.

A LA TOURIERE.

Vous en qui mon œil prévenu

Vit une cuisinière, Passez-moi d'avoir méconnu

La plus digne tourière.

Pieux costume, doux maintien,

Prévenance discrète :

O ma tourière ! on le voit bien,

Au tour vous êtes faite.

Entre la grille et les mondains

Ma divine tourière Semble habiter sur les confins

Du ciel et de la terre.

Tous deux, à son aspect émus.

Doivent rendre les armes :

Les immortels à ses vertus,

Les mortels à ses charmes.

COUPLETS

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