‹ Poésies diverses du chevalier de BoufflersChapitre 56 sur 98 · A UNE DAME MAL PEIGNEE · texte numérisé non relu

A UNE DAME MAL PEIGNEE

AïK : Nous sommes précepteurs d'amour.

AUX attraits les plus séduisants, A la beauté la plus soignée.

Je préférerai constamment, Qui donc ? S.... la mal peignée.

Sur sa raison les envieux N'ont jamais pu trouver à mordre ; Et ce n'est que dans ses cheveux Qu'on aperçoit quelque désordre.

De l'amour c'est un trait nouveau ; S..., il venge son injure :

Il n'a pu troubler ton cerveau, Il s'en prend à ta chevelure.

COUPLETS

Sur le retour de M. de Choiseul à Paris

Air : A la venue de Noël.

ICI que tout soit réjoui, Voici la fin de notre ennui; Quelqu'un nous revient aujourd'hui Qui nous rendra gais comme lui.

Quand de chez nous on l'exila, Chez lui toute la France alla :

Il fallut qu'on le rappelât Pour que Paris se repeuplât.

Sait-on s'il se reposera.

Ou bien s'il recommencera ?

Mais bien fin qui s'en passera, Ou plus fin qui s'en servira.

COUPLETS

A une dame qui faisait le portrait de l'auteur

Air : ]e vis Chloris, bientôt j'aimai.

D'un procédé sûr et nouveau Vous vous servez, ma jeune Apelle; Pour animer votre tableau Vous enflammez votre modèle.

Vous prenez cent tons différents, Du plus sombre jusqu'au plus tendre; Pour vous peindre ce que je sen^, Quel est celui que je dois prendre ?

De mon secret votre talent Vous instruira bientôt lui-mêmç ; Quand mon portrait sera parlant, II vous dira que je vous aime.

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