‹ Poésies diversesChapitre 24 sur 57 · A ZÉLIDE · texte numérisé non relu

A ZÉLIDE

Homo, noa VÎT.

C>iÉDAKT au besoin d aimer y Près de toi , belle Zélide , On m'a vu , toujours timide , À peine oser te nommer ; Et , tremblant de réclamer La fayeur la plus légère , Long-temps , sous Fœil du mystère , J'allai d'un feu trop sincère À tes pieds me consumer.

Si , depuis , j'ai su former Les nœuds d'une amour nouvelle ; Et , pour une autre moins belle , Si mon cœur peut s'enflammer ,

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Oui , Zélide , je Tavoue , C'est qu'à regret je te voi Soumise à la dure loi D un jeune fat qui se joue De ses rivaux et de toi.

J'ignore sur quoi se fonde Cet oracle du beau monde Pour prétendre à tout charmer :

Mais chez toi Monsieur décide ; À tes goûts Monsieur préside, Et tu parois l'estimer.

Cependant 6es pirouettes , 6a cravate , ses rubans , La chronique des toilettes, Le soin de montrer ses dents , Un langage parasite , Une tête à la Titus , De cet homme que Ton cite

iSsi POÉSIES DIVERSES.

Composent tout le mérite Et les phis rares vert^is.

Ah ! dis-moi , petix-tu permettre Qu un si fade petit-maître Ait droit de nous alarmer ?

Lui que le ciel a fait naître Sans esprit pour te connoître , Et sans ame pour t'aimer.

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