A ZÉLIDE
Homo, noa VÎT.
C>iÉDAKT au besoin d aimer y Près de toi , belle Zélide , On m'a vu , toujours timide , À peine oser te nommer ; Et , tremblant de réclamer La fayeur la plus légère , Long-temps , sous Fœil du mystère , J'allai d'un feu trop sincère À tes pieds me consumer.
Si , depuis , j'ai su former Les nœuds d'une amour nouvelle ; Et , pour une autre moins belle , Si mon cœur peut s'enflammer ,
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Oui , Zélide , je Tavoue , C'est qu'à regret je te voi Soumise à la dure loi D un jeune fat qui se joue De ses rivaux et de toi.
J'ignore sur quoi se fonde Cet oracle du beau monde Pour prétendre à tout charmer :
Mais chez toi Monsieur décide ; À tes goûts Monsieur préside, Et tu parois l'estimer.
Cependant 6es pirouettes , 6a cravate , ses rubans , La chronique des toilettes, Le soin de montrer ses dents , Un langage parasite , Une tête à la Titus , De cet homme que Ton cite
iSsi POÉSIES DIVERSES.
Composent tout le mérite Et les phis rares vert^is.
Ah ! dis-moi , petix-tu permettre Qu un si fade petit-maître Ait droit de nous alarmer ?
Lui que le ciel a fait naître Sans esprit pour te connoître , Et sans ame pour t'aimer.
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