LA PLAINTE DU NADTONIER
Vous qui souvent mWez vu, dès 1 aurore, A ces rochers confiant mes douleurs, Bords orageux, ici je viens encore Vous apporter le tribut de mes pleurs.
Adélaïs,tu fais seule mes peines :
Infortuné , je ne vis que pour toi ; Et tout m'apprend , sur ces rives lointaines, Qu'un autre , hélas ! ma dérobé ta foi.
A mon départ, il m'en souvient, cruelle, Tu prodiguois les larmes, les serments; Tu me jurois d'être à jamais fidelle :
Où sont, dis-moi, ces premiers sentiments?
Qui Tauroit cm? ton cœur est plus perfide Que cet écueil aux nochers si fatal.
Tu me trahis; et, déjà moins timide, Tu ne crains plus d'avouer mon rival.
Pour couronner sa nouvdle tendresse, Tu me fuiras peut-être à mon retoar.
Quand cette crainte ajoute à ma tristetôe, Que ne peut-elk affoiblir mon amour 1
Ainsi chantoit, loin de sa belle amie, Mongoméri, jeune navigateur; Et les échos de la rive attendrie Daignèrent seuls répondre k sa douleur.
ROMAJNCES. 195