‹ Poésies diversesChapitre 38 sur 57 · LA PLAINTE DU NADTONIER · texte numérisé non relu

LA PLAINTE DU NADTONIER

Vous qui souvent mWez vu, dès 1 aurore, A ces rochers confiant mes douleurs, Bords orageux, ici je viens encore Vous apporter le tribut de mes pleurs.

Adélaïs,tu fais seule mes peines :

Infortuné , je ne vis que pour toi ; Et tout m'apprend , sur ces rives lointaines, Qu'un autre , hélas ! ma dérobé ta foi.

A mon départ, il m'en souvient, cruelle, Tu prodiguois les larmes, les serments; Tu me jurois d'être à jamais fidelle :

Où sont, dis-moi, ces premiers sentiments?

Qui Tauroit cm? ton cœur est plus perfide Que cet écueil aux nochers si fatal.

Tu me trahis; et, déjà moins timide, Tu ne crains plus d'avouer mon rival.

Pour couronner sa nouvdle tendresse, Tu me fuiras peut-être à mon retoar.

Quand cette crainte ajoute à ma tristetôe, Que ne peut-elk affoiblir mon amour 1

Ainsi chantoit, loin de sa belle amie, Mongoméri, jeune navigateur; Et les échos de la rive attendrie Daignèrent seuls répondre k sa douleur.

ROMAJNCES. 195

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