‹ Poésies diversesChapitre 44 sur 57 · LE SONGE DE PÉTRARQUE · texte numérisé non relu

LE SONGE DE PÉTRARQUE

Ceirt des ianriers du Gapîtole, Pétrarqoe disoit tous les jours :

Il II est donc vrai , rien ne console, ' « Et du bel âge qui s*enToIe , « Et de la fuite des amours. *

Une sombre mélancolie Venoit alors voiler ses traits :

Sous le beau ciel de l'Italie, Loin de Laure, il tratnoit sa vie, Et languissoit dans les regrets. .

En vain il espère que Tâge AfFoiblira ses souvenirs :

Sans cesse vers le doux rivage

Qui retient s^n cœur en otage Il laisse échapper des soupirs.

Une nuit enfin, nuit brûlante Où l'éclair enflammoit les deux, £n songe il crut voir son amante.

Qui, près de sonlit gémissante , Lui faisoit de tristes adieui^

C'étoit sa voix naïve et pure^

Ses traits si touchants et si beaux) Mais à sa blonde chevelure 6e méloit la sombre verdure Du cyprès , ami des tombeaux*

Vers le ciel son regard tranquille Sembloit déjà se diriger ; Et dans sa main pale et débile Brilloit cette horloge fragile

Où s'écoule un sable léger^

., ig

ai» ROMAKCrES.

1 cette imafge eûcor êi' efaièfe Pétrarque s*étettle éperda :

Un noir pressentiment Téclaire; Mais l'espérance men^ongète Soutient son courage abattu.

Hélas ! au doute qui lui reste Ont bientôt succédé les pleur».

Laure, dans cette nuit funesto Avoit, pour la voûte céleste, Quitté ce séjoxir de douleurs.

ROMANCES. t»9

L'AVEU DU TBOUBADOUR. -

V^ui n*a besoin 4'ap apfi:(i?

Et quel li^BQJiie , «n sa souffra^kce , N'invoque et n'appelle à lui Une céleste puissance?

La nuit, si le inllageaîs S'égare dans la clairière, A Notre-Dame-des-B«is Il adresse sa prière.

Les plus hardis matelots , Quand la mort est sur leurs têtes, Implorent, du sein des flots, Notre-Dame-des*Tempétes.

ajo tlOMANCES.

Au captif baigné de pleurs ^ À rinfirme , au misérable , Notre-Dame-des-pouleurs Prête une main secourable.

» Mais la Vierge à qui mes vœux Sont offerts de préférence ; Celle où mon cœur amoureux A placé son espérance.. v

L'astre pur dont la clarté Guide ma course fid^Uef Ma loi , ma divinité , .

C'est Corisande la belle<

ROMANCES. su

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