EPITAPHE
Ici dort à l'abri des orages du monde , Celui qui fut long-temps jouet de leur fureur. Des forêts il chercha la retraite profonde , Et la mélancolie habita dans son cœur.
De l'amitié divine il adora les charmes ^ Aux malheureux donna tout ce qu'il eut, des larmes. Passant , ne porte point un indiscret flambeau Dans l'abîme où la mort le dérobe à ta vue : Laisse-le reposer sur la rive inconnue , De l'autre côté du tombeau.