‹ Poésies diversesChapitre 24 sur 108 · BALLADE DE L'ABENCERAGE · texte numérisé non relu

BALLADE DE L'ABENCERAGE

Il lui dit soudain :

Cité mignonne , Mon cœur te donne Avec ma main.

Je t'épouserai , Puis apporterai En dons à ta ville Cordoue et Séville.

Superbes atours

Et perles fines

Je te destine

Pour nos amours.

Grenade répond :

Grand roi de Léon , Au Maure liée , Je suis mariée.

Garde tes présents ; J'ai pour parure Riche ceinture Et beaux enfants.

BALLADE DE L'ABENGERAGE.

Ainsi tu disois ; Ainsi tu mentois.

O mortelle injure !

Grenade est parjure J Un chrétien maudit

D'Abencerage

Tient l'héritage :

C'étoit écrit !

Jamais le chameau N'apporte au tombeau , Pr^s de la piscine , L'haggi de Médine.

Un chrétien maudit D'Abencerage Tient l'héritage :

C'étoit écrit !

O bel Alhambra !

O palais d'AUah !

Cité des fontaines Fleuve aux vertes plaines !

BALLADE DE L'ABENCEBAGE.

Un chrétien maudit^ D'Abencerage Tient l'héritage :

C'étoit écrit !

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