AARON, MARIE, CALEB
AARON , à Marie.
Marie , en qui Jacob espère , Dans vos yeux attristés quels malheurs ai-je lus ? Qu'allez-vous m'annoncer?
MARIE
Notre frère n'est plus î Josué , de Moïse héritier prophétique , De môme a disparu sur la montagne antique : Ils n'ont pu sans mourir contempler Jéhovah. Comme ils prioient , dit-on , au sommet du Sina , Du Seigneur à leur voix la Gloire est descendue , Dans une ombre effrayante , au milieu d'une nue -, La nue en s'entr'ouvrant les a couverts de feux , Et le ciel tout à coup s'est refermé sur eux ^ Ils sont morts consumés.
AARON
O ma sœur, ô Marie !
O promesse du ciel ! ô future patrie ! Par qui du saint prophète a-t-on su le trépas ?
MARIE
Par les chefs envoyés pour découvrir ses pas.
CALEB
Jeûnons ,. pleurons , veillons revêtus du cilice : Crions vers le Très-Haut du fond du précipice. Le destin de la terre est au nôtre lié.... Et Nadab, que je vois. Ta peut-être