‹ Poésies diversesChapitre 55 sur 108 · ACTE II, SCÈNE IL 2Sd · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IL 2Sd

Comme l'astre de feu dans ce désert brûlant. Le repos pour jamais s'envola de mon âme ^ Mon esprit s'égara dans des songes de flamme. Abjurant la grandeur promise à nos neveux , .

* A l'autel des Parfums je n'offrois plus mes vœux } Je n'allois plus , lévite innocent et modeste , ;.^ Chaque aurore au désert cueillir le pain céleste. Dans les champs de l'Arabe , et loin des yeux jaloux , Mon bonheur eût été de me perdre avec vous. De toi seule connue , à toi seule asservie, L'Orient solitaire auroit caché ma vie.

Pour appui du dattier empruntant un rameau , Le jour j'aurois guidé ton paisible chameau ; Le soir, au bord riant d'une source ignorée, J'aurois offert la coupe à ta bouche altérée. Et sous la simple tente , oubliant Israël , Pressé contre mon cœur la nouvelle Rachel.

ARZANE

Confuse , à vos regards je voudrois disparoître 5 Mais je suis votre esclave et vous êtes mon maître.

NADAB

A qui maudit vos fers le reproche est bien dur ! .

Mais de vous délivrer il est un moyen sûr.

Vous connoissez du camp le trouble et les alarmes -

moïse.

De la féconde Egypte on regrette les charmes ; On veut que des tribus je conduise les pas. Épouse de Nadab , ouvrez-nous vos états •, D'un peuple de bannis soyez la souveraine Le soldat à l'instant va briser votre chaîne.

ARZANB.

Je vois Marie.

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