ACTE IV, SCENE IV
Tout homme est ton ouvrage , et tout homme est fragile. Dans ta miséricorde attends le criminel. ) Dieu ! sois patient : n'es-tu pas éternel ?
JVADAB.
Malheur à moi I d'Aaron je vois couler les larmes î Il faut de l'étrangère oublier tous les charmes. Mon père , entre tes bras recueille ton enfant : Siu- ton paisible sein presse mon sein brûlant j Que j'y trouve un asile , et que dans la tempôte Tes bénédictions reposent sur ma tète.
Honneur de mes vieux ans , couronne de mes jours , Donne à ton repentir un large et libre cours 5 Laisse à ton père Aaron «chever la victoire. Nadab, tu t'attendris -, tes pleurs feront ma gloire. Plie avec moi le Dieu que tu vou'lois quitter :
(Il prie.)
« Dieu clémei:t , contre nous cesse de t'irriter ; « Reçois dans ton bercail la brebis égarée , i Par des loups ravissants à moitié déchirée. » As-tu prié , mon fils? Es-tu calmé? Sens-tu Cette tranquillité que nous rend la vertu ? Moïse nous attend prosterné sur la pierre ; Viens avec le prophète achever ta prière.
3U moïse.
Gravissons du Sina le roc silencieux ,
Et pour trouver la paix rapprochons-nous des cieux.
(Il entraîne Nadab , cl tout à coup il aperçoit Arzanc.
Que] fantôme envieux épouvante ma vue î