‹ Poésies diversesChapitre 86 sur 108 · ACTE IV, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE V

NADAB

Arzane, suis mes pas.... Ëvitc cet abîme. J'entends gronder la foudre , et la terre a tremblé.

AARON

Malheureux , par Tenfer ton esprit est troiJDlé.

NADAB

Silence!.... c'est sa voix-, c'est la voix de Moïse.

AARON

Il te montre la terre à tes aïeux promise.

NADAB

Il fait rouler du Nil les flots ensanglantés , L'ange pâle des morts se tient à ses côtés , Le feu du ciel descend sur ma tête profane.

AARON

Demeure avec Aaron.

NADAB

tl a maudit Arzane !

AARON

Il bénira Nadab.

Rejeté loin du port , D' Arzane désormais je partage le sort.

AARON

Ne revendique point l'anathème d'un père.

320 moïse.

J'anéantis l'arrêt lancé dans ma colère, J>'il atteint jusqu'à toi.

NADAB

Vous ne le pouvez plus :

Par le Dieu paternel vos vœux sont entendus.

(Il suit Arzane. )

Astarthé , qu'à tes chants notre union s'achève : Marchons -, l'autel est prêt et l'aurore se lève.

AARON

Arrête I

NADAB

Il est trop tard I

AARON

Viens.

NADAB

Je suis entraîné

AARON

Dieu te pardonnera.

Vous m'avez condamné.

AARON , à Marie , qui s'avance à la tête des chœurtt.

]Ma sœur, secourez-moi ! Priez tous! Au propiiète, Pour racheter mon fils , je vais offrir ma tête.

Page 1