ACTE IV, SCÈNE V
Sortiront de son sein en maudigsant leur père -, lit peut-être, effaçant le crime de Gain , lis lèveront sur toi leur parricide main.
ARZANE , à part.
Ne laissons pas la haine altérer mon visage.
(Haut.)
Le Ciel lit mieux au fond de ce cœur qu'on outrage
NADAB
Aaron auroit-il dit la triste vérité ?
ARZANE
Que son reproche , hélas ! n'étoit-il mérité I Je m'égare....
NADAB
Achevez !
ARZANE
Un dieu qui m'humilie Me force à révéler ma honte et ma folie. Cruel , quand , sans remords , tu manques à ta foi.,,,
AARON , rinterrompant.
Nadab, crains des aveux qui ne trompent que toi.
Jusqu'au fond du tombeail bénissant ta mémoire....
AARON , l'interrompunt.
Regar Jc-Ia , mon fils , pour cesser de la croire.
318 MOÏSE
ARZANE
Je ne regretterai , dans le sombre séjour,
Que de ne pouvoir plus t'exprimer mon amour I
NADAB
Aveux délicieux ! douce et divine lîamme , Qui pénètre et descend dans le fond de mon âme I Qu'est-ce que l'univers au prix d'un tel bonheur ? Et qu'importent Moïse et toute sa grandeur , Et les desseins du Ciel et le sort de la terre ? Nadah sûr d'être aimé redevient téméraire.
AARON
Quel blasphème est sorti de ta bouche , ô Nadab !
( Arzane s'incline aux pieds d'Aaron ; Aaron la repousse.)
Fuis , exécrable enfant de Loth et de Moab , Et reçois pour présent de l'hymen qui s'apprête La malédiction dont je frappe ta tête.
(Arzane se rtlève.) NADAB j e'garé tout le reste de la scène.
(Arzane le prend par la main.)
Femme , as-tu disparu? Ta main brûle ma main.
Des tentes d'Israël c'est ici le chemin.
AARON
]N 'engage pas mon fils dans le sentier du crime.