‹ Poésies diversesChapitre 9 sur 108 · NUIT DE PRINTEMPS · texte numérisé non relu

NUIT DE PRINTEMPS

Des bois dont l'ombre, en ces prés blanchissants,

\vec lenteur se dessine et repose,

i)cux rossignols , jaloux de leurs accents ,

'S'ont tour à tour réveiller le printemps

Qui sommeilloit sous ces touffes de rose.

MéîOi'îieux , solitaire Ségrais ,

Jusqu'à mon cœur vous portez votre paix I

Des prés aussi traversant le silence ,

J'entends au loin , vers ce riant séjour, .

La voix du chien qui gronde et veille autour

De l'humble toit qu'habite l'innocence.

Mais quoi! déjà , belle nuit, je te perds !

Parmi les cieux à l'aurore entr'ouverts ,

Phébé n'a plus que des clartés mourantes ,

Et le zéphyr, en rasant le verger,

De l'orient, avec un bruit léger.

Se vient poser sur ces tiges tremblantes.

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