PARODIE
*^ue l'homme eft foibîe & ridicule , Quand l'amour vient s'en emparer !
D'abord il craint , il diflimule , On l'entend tout bas foupirer.
S'ofe-t-il enfin déclarer ?
On le fuit , fa pourfuite eft vaine.
N'importe ; il veut perfévérer.
Que de foins , d'ennuis & de peines l
On J'aime ? tant pis , double chaîne* Mille embarras dans fon bonheur.
L'efprit fans ceffe eft en haleine ; Père , mère , époux , tout fait peur*
Eft-ce tout ? Non. Refte l'honneur ; Il s'effarouche avec méthode :
On croit le vaincre , il eft vainqueur: On fe brouille , on fe raccommode»
Vient un rival , autre incommode* Loin des yeux le repos s'enfuit 5 Jaloux , on veille , on tourne , on rode | Ce n'eft qu'alarmes jour & nuit.
Après bien des maux & du bruit 5 On jouit enfin de fa belle:
Le feu s'éteint, le dégoût fuit»
Le jeu valoit-il la chandelle ?
..—xsa. .J^V^-.w/^*. ,