‹ Poésies, Éd. complète, contenant plusieurs poèmes inéditsChapitre 24 sur 59 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

Je m'apparus en toi comme une ombre lointaine Mais, horreur ! des soirs, dans ta sévère fontaine, J'ai de mon rêve épars connu la nudité !

Nourrice, suis-je belle ?

Un astre, en vérité Mais cette tresse tombe..

Arrête dans ton crime Qui refroidit mon sang vers sa source, et réprime Ce geste, impiété fameuse : ah ! conte-moi Quel sûr démon te jette en le sinistre émoi, Ce baiser, ces parfums offerts et, le dirai-je ? O mon cœur, cette main encore sacrilège.

HÉRODIADÊ

Car tu voulais, je crois, me toucher, sont un jour Qui ne finira pas sans malheur sur la tour.. O jour qu'Hérodiade avec effroi regarde !

Temps bizarre, en effet, de quoi le ciel vous garde ! Vous errez, ombre seule et nouvelle fureur. Et regardant en vous précoce avec terreur : Mais toujours adorable autant qu'une immortelle, O mon enfant, et belle affreusement et telle Que..

Mais n'allais-tu pas me toucher ?

...J'aimerais Etre à qui le Destin réserve vos secrets.

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