A LA NUE ACCABLANTE TU I
Ou cela que furibond faute De quelque perdition haute Tout Tabîme vain éployé
Dans le si blanc cheveu qui traîne
Avarement aura noyé
Le flanc enfant d'une sirène
Mes bouquins refermés sur le nom de Paphos,
Il m'amuse d'élire avec le seul génie
Une ruine, par mille écumes bénie
Sous l'hyacinthe, au loin, de ses jours triomphaux.
Coure le froid avec ses silences de faulx, Je n'y hululerai pas de vide nénie Si ce très blanc ébat au ras du sol dénie A tout site l'honneur du paysage faux.
MES BOUQUINS REFERMES.. I 59
Ma faim qui d'aucuns fruits ici ne se régale Trouve en leur docte manque une saveur égale : Qu'un éclate de chair humain et parfumant !
Le pied sur quelque guivre où notre amour tisonne, Je pense plus longtemps peut-être éperdûment A l'autre, au sein brûlé d'une antique amazone.