‹ Poésies éditées (volume 2)Chapitre 113 sur 160 · BALLADES, CXIV, I — CXV · texte numérisé non relu

BALLADES, CXIV, I — CXV

Ne jouez plus de vostre sort, Car trop le passez oultre bort, Se gens ne laissez en pais, on 30 Appellera les advocas Qui plaideront que tresfaulx cas Vous usez [en vostre maison!]

« R Ça, puisqueil fault que responde p.142!

Moy, Fortune, je parleray :

Sy grant n'est, ne puissant ou monde, À qui bien parler n’oseray.

J'ay fait, faiz encore, et feray

Ainsi que bon me semblera

De ceulx qui sont soubz ma puissance :

Parle qui parler en vouldra,

Je n’en feray qu’a ma plaisance.

LA

@ Quant les biens, qui sont en la ronde, 10 Sont miens, et je les donneray Par grant largesse, dont j’abonde, Et aprés je les reprandray, Certes, a nul tort ne feray.

Qui esse qui m'en blamera ? 1j Je l’ay ainsi d’acoustumance.

En gré le preigne qui poura, Je n’en feray qu’a ma plaisance.

€ En raison jamais ne me fonde, Mais mon vouloir acompliray ; 20

Les aucuns convient que confonde, Charles d'Orléans 12

CHARLES D'ORLÉANS

Et les autres avanceray ;

Mon propos souvent changeray,

En plusieurs lieux, puis ça, puis la,

Sans regle ne sans ordonnance. 35 Ou est il qui m'en gardera ?

Je n’en feray qu’a ma plaisance.

€ On escript : Tant qu’il nous plaira, Es lettres des seigneurs de France ; Pareillement de moy sera: 30 Je n’en feray qu'a ma plaisance. »

ORTUNE, Vray est vostre comte p. 14j] ÉF Que, quant voz biens donné avez, Vous les reprenés : maïs c’est honte

Et don d’enfant, bien le savez.

Ainsi faire ne le devez. $ Voz faiz vous mectez a l’enchiere,

Chascun ce qu’il en peut ena

Et ne vous chault comment tout va;

Pour Dieu, changez vostre maniere!

SCOLLIER de Merencolie, [p. 144) A l’estude je suis venu, | Lettres de mondaine clergie Espelant a tout ung festu,

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