‹ Poésies éditées (volume 2)Chapitre 128 sur 160 · CHANSONS, XIII, I4 —*XVII · texte numérisé non relu

CHANSONS, XIII, I4 —*XVII

Se ma ldoleur vous saviés, Mon seul |joyeux pensement.] .S

Et le don me donneriés Que vous ay requis souvent, Pour avoir allegement ; Ja ne m’en escondiriés, Se ma {doleur vous saviés !] 13

A seule, plaisant, doulce joye, [p. 2501 La maistresse de mon vouloir, Jay tel desir de vous veoir, Que mander ne le vous sauroye. 4

Helas ! pensez que ne pourroye, Aucun bien, sans vous, recevoir, [ - 1 Ma seule, 'plaisant, doulce joye,] La maistresse [de mon vouloir.] S

Car, quant Desplaisir me guerroye, Souventesfois, de son povair, Et je vueil reconfort avoir, Esperance vers vous m'envoye, Ma seule, [plaisant, doulce joye !] 13

E ne vueil plus riens que la mort, fp.2ÿ1 * Pource que voy que Reconfort

CHARLES D'ORLÉANS

Ne peut mon cueur eslyesser.

Au meins me pourray je vanter Que je seuffre douleur a tort.

LA

Car puis que n’ay d’Espoir le port, D’Amours ne puis souffrir l’effort, Ne doy je donc Joye laisser ?

Je ne [vueil plus riens que la mort,] Pour ce {que voy que Reconfort] Ne peut [mon cueur eslyesser.) 11

Au Dieu d'Amour je m’en rapport Qu’en peine suis bouté si fort Que povair n'ay plus d’endurer ; S’en ce point me fault demourer, Quant est de moy, je m’y accort,

Je ne [vueil plus riens que la mort!] 17 ELLE, que je cheris et crains, [p. 252]

En cest estat suis ordonné Que Dangier m'a emprisonné De vostre grant beauté loingtains. 4

N'il ne m’a, de tous biens mondains, Qu’un souvenir abandonné.

Belle, [que je cheris et crains, En cest [estat suis ordonné.] | 8

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